A propos

J’ai été introduit aux échecs par mon père à l’âge de 11 ans. Nous sommes nés en ex-Yougoslavie qui a été le second pays au monde avec le plus de joueurs titrés après l’URSS. Donc beaucoup de personnes jouaient aux échecs et en jouaient très bien. Je me souviens que adolescent, j’ai été une fois dans un lieux pommé, un village très dispersé où quelqu’un avait entendu dire que je me débrouillais un peu aux échecs et cet homme, un modeste fermier, voulait jouer contre moi. La partie a été très animée sur l’échiquier!

Au début, mon père ne m’a appris que les règles de base et j’ai avalé la pilule amère de la défaite pendant de longues années, mais j’aimais beaucoup ce jeu.

Au collège, j’ai eu un professeur de sport passionné d’échecs qui connaissait des tas d’anecdotes au sujet du jeu et qui savait le rendre intéressant et attractif. Il savait parler du génie de Paul Morphy et de la période romantique du jeu, démonstration à l’appui. Rolland Reeb a fondé le club d’échecs de Bischwiller dont il est toujours le président et m’a recruté. J’ai donc fait de la compétition quelques années et j’aimais bien la formule des matchs sur 4, 6 ou 8 échiquiers où le but était la victoire en équipe. Après une année de jeu mon niveau a atteint un modeste 1660 elo. Mon souvenir le plus cher a été un tournoi de blitz international où j’ai été au troisième échiquier. J’ai commencé par perdre les trois premières parties mais j’ai gagné toutes les six suivantes, parfois in extremis à l’horloge.

Après cette première année active, j’ai commencé mes études et j’avais moins de temps à consacrer à la compétition, mais je me rappelle du championnat du monde de 1985 entre Karpov et Kasparov et le suspense intense de la dernière partie. Kasparov devait gagner avec les noirs pour rester champion du monde. Nous suivions le duel en temps réel grâce au Minitel et criions notre joie et enthousiasme de la performance de Kasparov. Quelle belle époque!

Mais personnellement j’avais moins de temps pour jouer. A cette même époque, je suivais avec intérêt la montée en puissance des ordinateurs d’échecs. C’est à la fin des années 80 et début des années 90 qu’à mon avis ont été commercialisées les machines les plus emblématiques de cette saga et en plus des avancées en terme d’algorithmie et de hardware, les machines de cette période ont un niveau que je pouvais défier. Ce qui est loin d’être le cas ensuite, quand les programmes tournant sur des ordinateurs individuels ont fait leur apparition. Je suivais les performances de ces belles machines dans des magasines comme “Europe-Echecs”, “Jeux et Stratégie” et plus tard “Computer Schach une Spiele” et “Selective Search”.  Et ainsi j’ai eu envie de jouer aux échecs chez moi. Mon épouse m’a acheté le “SciSys Turbo 16K”, que je possède toujours, et plus tard, l’échiquier dont je rêvais, le “Fidelity Par Excellence” qui avait un niveau de joueur de club.

J’ai eu beaucoup de plaisir à jouer contre ces deux échiquiers et à les faire jouer l’un contre l’autre et je suivais le développement général du niveau des machines dédiées et des logiciels.

Quinze ans plus tard, j’ai fait la plus grande bêtise qui soit, j’ai bradé mon ParEx pour quelques francs.

Aujourd’hui, j’ai plus de moyens et ebay est là et me permets de toucher à ces magnifiques échiquiers auto-répondeurs en bois et autres machines mythiques des années d’or des machines dédiées aux échecs. Je ne suis pas intéressé par avoir les plus puissantes, mais celles que je peux jouer.

Ce site leur est dédie. Bienvenue à bord!

 

Valter