ShahMatic 68K est une machine d'échecs dédiée qui n'a jamais existé : un processeur Motorola 68020 avec son coprocesseur 68881 à 16 MHz (ou un 68040 à 40 MHz), de la mémoire, et une simple liaison série. Ni clavier ni écran : le terminal vert montre ce qui passe sur la liaison, vos coups en ambre, les réponses de la machine en vert. Le processeur est émulé instruction par instruction dans votre navigateur, au rythme de son horloge : 10 secondes de réflexion sont 10 secondes de 68020.
Cray Blitz 49h (Robert Hyatt, Harry Nelson, Albert Gower), champion du monde des ordinateurs en 1983 et 1986, dans la version Fortran du 9 décembre 1990 qui tournait sur les Cray, avec son livre d'ouvertures. Cray Blitz ne parle que sa propre langue de console ; la page lui répond comme le faisait l'opérateur. Il ne change pas de camp en cours de programme : pour qu'il prenne l'autre couleur, la machine redémarre. Fruit 2.1 (Fabien Letouzey, 2005) et Stockfish 11 (Tord Romstad, Marco Costalba, Joona Kiiski, Gary Linscott et les contributeurs, 2020, évaluation classique sans réseau de neurones) sont des portages « à nu », sans système d'exploitation, qui dialoguent en UCI.
Jouez en déplaçant une pièce (clic ou glisser) ; la machine répond. « La machine joue » lui fait jouer le camp au trait, par exemple pour lui laisser les Blancs. Pendant sa réflexion, le même bouton la fait jouer tout de suite (sauf Cray Blitz, qui ne s'interrompt pas). Émulation : cœur 68k Musashi (Karl Stenerud). Fruit et Stockfish sont sous licence GPL.